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La bonne santé économique américaine profite aux grandes banques

L’économie américaine est en très bonne santé. C’est ce qu’affirment les grandes banques américaines, qui affichent de très bons bénéfices dans un contexte de regain des produits financiers en bourse, et dénué de scandale. En 2019, les trois plus grosses banques US ont ainsi gagné plus de 76 milliards de dollars, ce qui représente plus que le PIB d’un pays comme le Luxembourg.

Des actions bancaires au beau fixe

Que ce soit au niveau des actions boursières traditionnelles ou au niveau des produits dérivés, comme les Futures, les titres bancaires américains se sont envolés en 2019. Les actions de JPMorgan, Citigroup et Wells Fargo ont fait une remontée respective de 43 %, 53.5 % et 16.8 %.

Ces bénéfices avantageux seraient la conséquence d’une croissance mondiale plus stable, et de solutions apportées aux conflits sur le libre-échange. Nous pouvons par exemple citer l’accord trouvé entre la Chine et les États-Unis, mettant un terme à deux ans de guerre commerciale. Une fois l’incertitude levée, les gros investisseurs se sont remis à faire des affaires et à faire appel aux banques pour jouer le rôle d’intermédiaire en salle des marchés.

Des bénéfices records pour les grandes banques US

Si le pays est en bonne santé économique, les profits des banques augmentent, malgré une baisse des taux d’intérêt. Les ménages empruntent plus et ont davantage recours aux services bancaires d’investissement. En 2019, JPMorgan a ainsi affiché la meilleure rentabilité de son histoire. Son bénéfice net s’est élevé à 36,43 milliards de dollars, ce qui représente une progression de plus de 12 % par rapport à 2018. Si on regroupe Bank ok America, Goldman Sachs et JPMorgan, les bénéfices ont atteint un niveau record de 76 milliards de dollars.

Attention aux quelques points de vigilance

Si les banques affichent un grand optimisme face à ces chiffres, le scandale et les déconvenues ne sont pas impossibles pour 2020. Premier argument : la Fed a diminué son taux directeur par trois fois en 2019. Cette politique monétaire a un impact sur les prêts des banques commerciales. Les recettes engendrées par les activités de JPMorgan dépendant des taux d’intérêt ont ainsi chuté durant le dernier trimestre 2019, signant le premier recul depuis 4 ans. La grande banque US prévoit tout de même d’augmenter ses revenus grâce notamment aux cartes bancaires et aux crédits automobiles.

Du côté de Wells Fargo, octroyant 20 % des prêts immobiliers aux États-Unis, la situation est entachée par le scandale des comptes fictifs. Le groupe bancaire doit absolument regagner la confiance des consommateurs.

D’une manière générale, les dépenses de consommation des ménages sont en hausse, que cela concerne le crédit ou les achats. Chez Citigroup, les prêts ont progressé de 2 %, tandis que les dépôts d’épargne ont grimpé de 6 %. Pour certains experts, cette tendance devrait se poursuivre en 2020, malgré le conflit entre les États-Unis et l’Iran.